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Plantes / Descriptifs botaniques

L'ancolie commune (Aquilegia vulgaris L.)

Akelei Blüten

Noms communs

Aiglantine, Bonne-femme, Cinq-doigts, Clochette, Colombine, Cornette, Galantine, Gant de Bergère, Gant de Notre-Dame ou Manteau royal.

Nom scientifique

Aquilegia vulgaris L.

Famille

Renonculacées (Ranunculacea)

Distribution

L’ancolie accepte aussi bien le plein soleil que la mi-ombre. On la trouve principalement dans les régions tempérées de l’hémisphère Nord.

Description botanique  

L’ancolie est une plante herbacée pluriannuelle dont la taille atteint 30 à 60 cm. Son système radiculaire très ramifié est organisé autour d’une racine vivace pivotante. Les longues tiges élancées sortent d’une rosette de feuilles, elles sont rameuses et velues tout comme les pédoncules.

La plante fleurit au début de l’été. Les fleurs inclinées, de couleur bleu foncé ou pourpre, plus rarement rose ou blanche, sont toujours composées de cinq parties. Elles pendent au bout de longs pédoncules.  Elles sont constituées de sépales ovales lancéolés et de pétales en forme de cornets terminés par un éperon recourbé. Ces pétales sont en fait les nectaires. En général, ils ne sont que légèrement ouverts de sorte qu’un insecte, p. ex. un bourdon ou un papillon, peut uniquement y insérer sa tête.  La plupart des noms communs donnés à l’ancolie (cf. ci-dessus) ont été inspirés par la forme très spécifique des fleurs courbées.

Histoire

Diverses sources ont établi que les Romains ne connaissaient pas cette plante. Elle est utilisée pour la première fois au Moyen Âge, en Allemagne, par Hildegard von Bingen qui s’en sert pour résorber la tuméfaction des glandes. Elle entre dans la composition de plusieurs onguents de sorcières en raison de son pouvoir aphrodisiaque. Au XVe siècle, Paracelse l’utilise pour traiter la diarrhée et toutes sortes de lithiases (urinaires, biliaires, etc.).       
D’autres contemporains prescrivent des parties de la plante pour traiter la jaunisse, le scorbut, la varicelle, la rougeole, les affections gynécologiques, l’impuissance, les fibrillations ventriculaires, les maladies de l’oreille, les troubles ophtalmologiques  ainsi que le cancer. A la fin du Moyen Âge, l’ancolie est recommandée pour quelque 273 indications. Plusieurs théories expliquent l’origine du nom de cette plante. Hildegard von Bingen l’appelle „Aglaia“ ou „Agleya“. Cette dénomination est associée à la syllabe indo-germanique „ak“ qui signifie „pointu“ ou „acéré“. D’autres auteurs affirment que ce nom est dérivé du latin „aquila“ = aigle, à cause de la forme caractéristique de la fleur.

Parties de la plante utilisées/substances actives

L’ancolie fait partie des espèces protégées. Par conséquent, seules les plantes cultivées peuvent être utilisées.  Les éléments que la médecine considère comme efficaces sont: les racines et les parties aériennes de la plante, notamment les feuilles et les graines. Les feuilles contiennent un glycoside cyanogène (de l'acide cyanhydrique); c’est pourquoi la plante fraîche est présumée toxique. Toutefois, aucun cas d’intoxication n’a été enregistré; cette affirmation ne peut donc être reportée sur la plante séchée. Les fleurs contiennent de l’anthocyanidine, et les feuilles divers flavonoïdes.

Propriétés

Ces dernières années, l’intérêt des chercheurs se porte à nouveau sur l’ancolie. Diverses études ont prouvé que la plante présente des propriétés hépatoprotectrices, antioxydantes, antimicrobiennes et antimutagènes.

Importance dans la médecine tibétaine

En Bouriatie, les médecins tibétains utilisent diverses espèces d’ancolies de couleurs bleue et jaune.

Nom: ütpel onbo (bleu) et ütpel serro (jaune)
Saveur: Douce et amère
Principe active: Neutre

Indications
L’ancolie est indiquée pour soigner les yeux. On l’utilise également pour traiter les maladies qui affectent l’énergie rLung (le souffle) et l’énergie Tripa (la bile).